CES SITES QUI NÉGOCIENT POUR VOUS DES INDEMNITÉS AUPRÈS DES COMPAGNIES AÉRIENNES

Bien qu’un règlement européen prévoie une indemnisation automatique des passagers après un surbooking, un retard d’avion ou un vol annulé, il n’est pas toujours facile de l’obtenir. Des plateformes Internet proposent de vous aider à récupérer votre dû.

Pour tous les vols au départ d’un des 28 Etats membres de l’Union européenne (peu importe la destination et la nationalité du transporteur) et pour les vols à destination d’un Etat membre cette fois seulement quand la compagnie est communautaire, vous avez droit à une indemnisation automatique si votre avion a cumulé un certain retard ou si vous n’avez pas pu décoller pour cause de surbooking ou de vol annulé. Cette indemnité prévue par un règlement européen et confirmée par une jurisprudence constante, varie entre 125 euros et 600 euros.

Elle est en principe automatique mais dans les faits, beaucoup de compagnies aériennes font la sourde oreille pour la verser. C’est encore plus compliqué quand la compagnie n’a pas de bureaux en France ou qu’un simple numéro de téléphone et une adresse Internet.

Avant de vous adresser au juge de proximité pour remettre le transporteur dans le droit chemin, des plateformes internet proposent de faire les démarches à votre place. Contre une commission, elles jouent les mandataires auprès de la compagnie aérienne. Il suffit de remplir en ligne un dossier et d’y joindre les justificatifs de vos vols, de vos retards ou annulation.

Et elles sont nombreuses les sociétés privées qui, sur le Net, se sont lancées sur le créneau de l’aide à l’indemnisation. Elles ont flairé la procédure facile et les gains rapides.

Par exemple : Vol-Retardé basée en Hollande, Flightright et Refund.me basées en Allemagne, Skymediator basée à Hong-Kong… Plus proches de nous, Air-Indemnité en partenariat avec le Syndicat national des agences de voyages (Snav) et le Routard et Indemnit’Air créée par l’Union fédérale des consommateurs (UFC-Que Choisir).

Les risques de s’adresser à une telle plateforme peuvent paraître limités puisque, la commission, généralement 25 % du prix de l’indemnisation, n’est en en principe due que si la démarche aboutit. En clair et à titre d’exemple, si dans le cadre d’un dossier, l’indemnité versée par la compagnie aérienne est de 250 euros, vous percevez 187,50 euros soit 75% de la somme totale. Le montant de 62,50 euros servant à couvrir les frais du mandataire. Si l’intervention n’aboutit pas, vous n’avez rien à payer.

Choisir le bon mandataire

Il n’en reste pas moins qu’il faut confier son dossier à un mandataire de confiance. Mais comment reconnaître les bons des moins sérieux ? Cédric Musso, directeur de l’action politique à l’UFC-Que Choisir met en garde : « Il faut absolument bien lire les conditions générales de vente, les engagements du site et notamment les modalités financières. Certains ne sont pas clairs notamment sur le montant des frais. Même si dernièrement beaucoup annoncent une commission de 25 %, il se peut que ce prélèvement varie à la hausse selon le montant de l’indemnisation. Il faut aussi regarder de près si, en cas d’échec de la négociation, un recours judiciaire est prévu ». Dans tous les cas, mieux vaut donc la plateforme qui annonce d’emblée et explicitement la couleur.

Enfin, même si vous avez fait appel à un tel mandataire, il faut suivre votre dossier, ne pas vous séparer définitivement de toutes les preuves (les billets d’avion étant quasiment tous électroniques, il est facile de garder un double des titres de transport). Il ne faut pas aussi hésiter à réclamer à votre mandataire la trace de ses démarches et des réponses de la Compagnie au cas où cette dernière omettrait de vous mettre en copie des échanges avec le site. Si ce dernier a promis d’aller jusqu’au recours en justice, il doit justifier le fait de ne pas engager une procédure contre une compagnie récalcitrante.

Il serait en effet dommage après avoir échoué dans vos démarches auprès de la compagnie aérienne de vous retrouver en conflit avec une société qui n’aurait pas rempli ses engagements, surtout quand elle est basée à l’étranger.

Auteur de l’article : Admin

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